Vieuxjol.                                   461
de fadite fervante, feroit entrée dans ladite falle pour l'appeler; qu'y étant, elle auroit entendu du bruit dans la chambre de ladite fervante; qu'elle y feroit montée pour voir ce que c'étoit, mais qu'elle auroit été furprife d'y trouver ledit Vieuxjau, lequel étoit après ladite fervante pour la forcer; qu'icelle fervante à force de fe débattre et de fe défendre contre ledit Vieux­jau, lequel lui avoit bouché la bouche avec fa main pour l'empêcher dc crier, étoit toute échevelée ct toute délabrée ; qu'elle plaignante lui ayant demandé ce qu'il faifoit dans ladite chambre avec fa fervante, il feroit à l'inftant defcendu dans ladite boutique et elle plaignante ayant demandé à fa fervante ce que lui vouloit ledit Vieuxjau et pourquoi elle n'avoit pas appelé elle plaignante, elle lui auroit dit qu'il étoit venu la trouver et qu'en entrant il fe feroit jeté fur elle, lui auroit bouché la bouche et lui auroit mis la main dans le fein et fous la jupe et l'auroit voulu forcer; qu'à l'inftant elle plai­gnante, étant defcendue dans la boutique, auroit dit audit Vieuxjau, que l'on rafoit pour lors, que cela étoit bien malhonnête à lui de venir chez elle plaignante, de monter dans la chambre de fa fervante fans rien dire et de l'avoir voulu forcer dans fa propre maifon ; que ledit Vieuxjau lui fit réponfe
qu'elle étoit une plaifante b........de lui parler de la forte, et fur ce qu'elle
plaignante lui dit qu'il ne foit plus fi hardi de venir dans ia maifon et qu'elle
ne l'y fouffriroit pas, il la traita de b.....de g...., vieux refte de b.....et
qu'elle étoit jaloufe de ce qu'on ne la careffoit pas, mais qu'elle étoit trop laide et trop vieille et qu'elle étoit une vieille carcaffe ; l'auroit voulu frapper et l'auroit menacée de la maltraiter partout-où il la rencontreroit, non-feule­ment elle plaignante, mais encore fon mari et fon fils, qui n'étoient pas pour lors à la maifon, et dit que partout où il les rencontreroit, il Ieur donneroit
des coups de bâton; quec'étoient des b......de gueux de garçons chirurgiens;
qu'il feroit fauter leur boutique, et que c'étoient des gens qu'on careffoit à coups de bâton, et a proféré toutes fortes d'injures atroces et fcandaleufes 'à l'honneur et réputation d'elle plaignante, de fon mari et de fon fils ; qu'il a menacé elle plaignante de venir dans fa maifon pour fe faire rafer malgré elle, et qu'étant un homme violent et dangereux elle a tout à craindre de lui, elle eft venue nous rendre plainte.
Signé : Elizabeth Andry ; Defacq.
(Archives des Contm., 1631.)
Voy. Delaplace (25 septembre 1712).
V IEUXJOT, danseur de corde et voltigeur chez Restier en 1753. Voy. Gagneur.